Balades Fluviales

1ères balades interactives en France au fil de l’eau et sur les rives
Bassin de l'Ouest
21/03/2012  -  1 commentaires Déposer
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Loire


Nos parcours :
En bateau :
De Nantes à Bouchemaine : 84 km
T.E. : 1,5 m - T.A. : 4,5 m

Uniquement en canoë :
Le Puy-en-Velay à Aurec-sur-Loire : 60 km
Aurec-sur-Loire à Roanne : 100 km
Roanne à Decize : 130 km
Decize à Cosne-Cours-sur-Loire : 96 km
Ousson à Gien : 20 km
Blois à Saumur : 148 km
Pont-de-Cé à Saint-Florent-le-Veil : 46 km
Après Saint-Florent-le-Veil : kayak de mer

La Loire à vélo :
La Loire à vélo est un projet d'itinéraire de 800 km le long du fleuve royal pour randonneurs à bicyclette, à la découverte de ses paysages et de ses cités ligériennes : Sancerre, Gien, Orléans, Blois, Amboise, Tours, Langeais, Montsoreau, Saumur, Angers, St-Florent-le-Vieil et Nantes.

L'EuroVelo 6 ou EV6, également connue sous le nom d'"Eurovéloroute des Fleuves", est une véloroute de type EuroVelo qui relie Nantes à Bucarest, et par extension Saint-Nazaire à Constanta. C'est la plus célèbre des véloroutes européennes, traversant l'Europe d'ouest en est, de l'océan Atlantique à la mer Noire en passant par dix pays.

Histoire
Des scientifiques ont émis l'hypothèse que, dans un passé éloigné, la Loire continuait vers le nord et finissait par rencontrer le cours de la Seine, tandis qu'existait une autre Loire prenant sa source dans la région de Gien et se dirigeant vers l'ouest. Un incident géologique, vraisemblablement le plissement alpin, aurait favorisé une capture de la Loire séquanaise par la Loire atlantique et aurait détourné ainsi le fleuve vers l'ouest, donnant la Loire actuelle. Le lit de l'ancienne Loire séquanaise est occupé aujourd'hui par le Loing.

La navigation
Important axe de navigation et de transport de marchandises jusqu'au milieu du XIXe siècle, la Loire n’est aujourd’hui plus navigable pour les plus gros bateaux que dans son estuaire, jusqu’à Nantes environ. Elle reste classée voie navigable intérieure (et gérée par Voies navigables de France) à partir de Bouchemaine jusqu'à Nantes, et aussi sur deux km entre Decize et Saint-Léger-des-Vignes pour assurer la connexion entre le canal latéral à la Loire et celui du Nivernais.

Il existe une seule écluse sur le cours de la Loire, l’écluse à petit gabarit sur le barrage de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire. Les bateaux anciens étaient traditionnellement à fond plat (comme tout bateau fluvial), avec un grand mât et une voile carrée pour prendre le vent dominant d'ouest de Nantes à Orléans, abattable pour passer sous les ponts. Selon leur taille, ces bateaux se nommaient chaland, gabarre, gabarot, toue, mahon, fûtreau, scute...

Avec ces bateaux pérennes ont coexisté des bateaux conçus pour une unique descente, vendus au bout du voyage comme bois de charpente ou de chauffage, ou réutilisés localement. Ces bateaux, construits en sapin dans la région du Forez, emportaient le charbon stéphanois et les produits foréziens tels que vins et céramiques jusqu'à Paris ou Nantes. Leur trafic a duré de 1704 à 1860. Ils se nommaient, selon leur lieux de construction, saint-rambertes (ou ramberte ou encore salambarde) s'ils étaient construits à Saint-Rambert-sur-Loire, ou roannaises s'ils étaient construits à Roanne.

La batellerie à vapeur
Le premier bateau de ce type sur le fleuve fut lancé en juin 1822. Il s'appellait La Loire et était destiné à faire la navette entre Nantes et Angers. À partir de 1825, d'autres bateaux remontaient ainsi jusqu'à Orléans. Destinés au transport des personnes et des marchandises, ils faisaient fortement concurrence à la marine traditionnelle. Il s'agissait essentiellement de bateaux à aube, à fond plat, avec une cheminée inclinable (pour passer sous les ponts). De nombreux accidents ont émaillé l'histoire fluviale, dont plusieurs explosions de chaudière.En 1837, la conception des chaudières fut modifiée, donnant naissance aux bateaux appelés Inexplosibles, dont une première compagnie se fixa à Orléans. Ils étaient longs d'une quarantaine de mètres avec un tirant d'eau inférieur à 20 cm. La chaudière, centrale, permettait de mouvoir deux roues à aubes latérales.

Le trajet Orléans-Nantes durait deux jours et la remontée trois. En amont, le bateau pouvait rejoindre Nevers en deux jours supplémentaires. Le débit irrégulier du fleuve limitait fortement la circulation, en particulier sa remontée, qui pouvait être cependant aidée par le halage des bateaux. En mai 1843 s'ouvrit la ligne de chemin de fer Paris-Orléans. Les inexplosibles servirent alors à rejoindre les autres villes ligériennes. La fin des années 1840 vit l'arrivée du train à Tours, Angers, puis Nantes, mettant fin au transport fluvial des passagers. Le transport des marchandises allaient survivre quelque temps, l'un des derniers bateaux en service étant le Fram qui a navigué jusqu'en 1918. Une reconstitution d'un Inexplosible est visible sur les quais d'Orléans depuis l'été 2007.

Le XXe siècle
Jusqu’en 1991, des pétroliers remontaient encore de Nantes à Bouchemaine, à l’embouchure de la Maine, près d’Angers. Aujourd’hui, ce trafic commercial a totalement cessé. La Loire n'est plus navigable actuellement par les hauturiers que dans son estuaire.

La renaissance de la navigation ligérienne
Depuis le début des années 90, un puissant mouvement de regain d'intérêt pour ce patrimoine a conduit de nombreuses associations, aidées par des archéologues nauticiens comme François Beaudouin, à reconstruire aussi fidèlement que possible ces anciens bateaux tel le scute de Savonnières. Parmi les festivités sur le thème de la Loire, a lieu tous les deux ans en septembre à Orléans un grand rassemblement de ces "vieux gréments" de Loire.

Le fleuve royal
La vallée de la Loire située entre Sully-sur-Loire et Chalonnes-sur-Loire a été classée en 2000 par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité. La Loire est parfois surnommée fleuve royal étant donné la forte présence de châteaux souvent royaux qui la bordent. De nombreux châteaux sont à citer tels que le magnifique château de Chaumont dominant la Loire sur la rive gauche ou encore le splendide château d'Amboise édifié au confluent de la Loire et de l'Amasse, ou encore le château d'Azay-le-Rideau, celui de Chinon etc.

Dernier "fleuve sauvage" ?
Malgré plusieurs barrages et d'importantes protections latérales contre les crues (des turcies ou levées), la Loire est souvent présentée comme le "seul grand fleuve sauvage" survivant en France : elle est aussi un "royaume" de paysages somptueux et de milieux naturels très riches. Mais cette appellation, selon les archéologues nauticiens et autres historiens, est très abusive : la Loire est une rivière "civilisée" depuis l'Antiquité de par sa position privilégiée, avec le Rhône, dans l'isthme français entre les mondes méditerranéen et atlantique.

Très tôt elle a connu des aménagements pour favoriser la navigation et protéger les populations riveraines de ses crues légendaires. La Loire a engendré une civilisation ligérienne qui lui est propre, avec ses traditions, ses savoir-faire, ses coutumes, son parler, même si aujourd'hui, avec la disparition de sa navigation, cette identité est perçue de manière moins évidente. Parler de la Loire comme d'un "fleuve d'aspect sauvage" serait plus approprié.

L'intégralité du fleuve a été inscrit comme Site d’importance communautaire du réseau européen Natura 2000 au titre des deux directives européennes "Oiseaux" et "Habitats" en vue de la protection de sa faune et de sa flore sauvages, de sa biodiversité, de ses écosystèmes ainsi que des lieux de passage des espèces migratoires.

Source : Wikipédia – Reproduction d’extraits du texte original.
Licence Creative Commons paternité partage à l’identique.
Photo : La Loire et l'île Neuve - Champtoceaux - Own Work

Liens externes :
Wikipédia
Vélo-Canaux-Dodo