Balades Fluviales

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Rocca Dominico Rocca arrive d'Italie en 1923. Menuisier-charpentier, il fait ses premières armes dans une usine où l'on construit des canoës canadiens. Il y apprend les différentes essences de bois et la façon de les travailler dans le cadre d'une utilisation nautique.

Dominico décide, un beau jour des années 30, de fonder son propre chantier. À la différence de ses concurrents, il construit ses canoës suivant les désirs de ses clients et, une fois terminés, les livre sur une remorque tractée par un vélo. Louis et Oreste, ses fils, le rejoignent dès qu'ils rentrent de l'école. Les commandes affluent et le chantier est obligé de s'agrandir, un nouveau hangar et un bureau y sont adjoints.


Le moteur hors bord devient de plus en plus utilisé dans le monde de la plaisance. Le chantier innove en créant un nouveau concept de canoë : le Madeira, qui ne se termine plus par une poupe effilée mais par un arrière tronqué d'un tableau. Il peut être propulsé à la pagaie, à la voile ou par un petit moteur. C'est le modèle le plus en vogue, qui donne naissance au premier dinghy du chantier.

Après guerre, les années 50 voient exploser les ventes de bateaux de plaisance en bois. Le chantier, en plus d'une gamme très variée allant du canoë à des dinghies de toutes tailles, vend des remorques adaptées, des moteurs. Louis et Oreste, très tôt au contact quotidien avec ces bateaux, sont attirés par la compétition, surtout Oreste, le plus fougueux. Louis, le technicien, préfère la mise au point. En 1964, Oreste remporte, entre autres, le championnat d’Europe, toujours avec son numéro de course fétiche, le 46. C'est tout le savoir faire des frères Rocca qui s'exprime.

En 1966, pour faire face aux nouvelles productions, le chantier s'installe à Vitry-sur-Seine. Louis s'oriente davantage vers la plaisance en proposant des bateaux du genre Day Boat, cabin-cruiser jusqu’à 7,50 m, le PACHA. En 1967, toute la famille se penche sur un nouveau concept : le catamaran, bateau de vitesse pure. Deux de ces bateaux sont engagés aux 6 heures de Paris. Malheureusement, ils sont trop lourds et dépassés par la concurrence. En 1968, Oreste arrête la compétition et, en 1969, prend la tête du chantier.

Les années 78/80 positionnent l’entreprise parmi les grands constructeurs. Mais le troisième choc pétrolier (1981) met la gestion du chantier en difficulté. Malgré le déclin, le 100 000e bateau sort des unités de production en 1985. Oreste abandonne la direction en 1988, il nous quittera un an plus tard, à 63 ans. Les années 90 seront décisives dans la vie du chantier. L'affaire est rachetée par un groupe britannique, sous le nom de Duncan/Hydrosport et déménage à La Rochelle. Ce sera la fermeture définitive en 1995.

Aujourd'hui, beaucoup de bateaux Rocca sont encore en vie, en plus ou moins bon état. Mais ils méritent notre attention. Quelques collectionneurs en restaurent de façon admirable. Dinghies en bois et polyester, bateaux de course, nous pouvons les retrouver sur les différentes manifestations.

Source : La Canoterie. Photo : Laurence Ballin

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