Balades Fluviales

1ères balades interactives en France au fil de l’eau et sur les rives
RECHERCHE LIBRE
 
France
RECHERCHER :

› Devenir fan !


› Aimer balades fluviales !

Pubs
Partenaire
Le monde du fluvial

Transport de marchandises



Le transport fluvial en France possède de nombreux atouts économiques et écologiques en comparaison avec la route :

- des économies liées à la consommation de carburant et aux émissions de CO2 ;

- des coûts externes évités (insécurité, pollution atmosphérique, effet de serre, congestion et bruit).

Un convoi fluvial de 3800 t (90 x 11,5 m) équivaut à 66 wagons de chemin de fer de 58 t ou à 127 camions semi-remorques de 30 t (longueur estimée en caravane sur autoroute : + de 6 km)

Les équipes de mariniers logent sur le bateau et celui-ci navigue en continu avec l’aide de radars la nuit et par temps de brouillard, ce qui le rend concurrentiel pour la vitesse.

Histoire

Avec 7,4 milliards de tonnes-kilomètres en 2009, soit environ 3,7 % de l'ensemble du trafic terrestre national, il tient une place secondaire par rapport au transport routier et au transport ferroviaire. Le trafic est réparti entre les bassins fluviaux (Seine, Rhin, Nord, Moselle et Rhône-Saône) qui représentent 8500 km de voies d'eau navigables, le premier en Europe par sa longueur. Toutefois, seuls 4100 km sont dédiés au trafic marchandises et 2000 km sont adaptés par leur gabarit à une exploitation commerciale moderne.

Les principales marchandises transportées sont les matériaux de construction (32,2 % du total en M t-km), les produits agroalimentaires (30,4 %), les produits énergétiques (15,1 %), les conteneurs, colis lourds et véhicules (9,8 %), les produits chimiques (6,4 %) et les produits métallurgiques (6,1 %).

Plus de 50 % de ce trafic (3,9 M t-km) est concentré sur le bassin de la Seine qui met en relation deux ports importants, Rouen et Le Havre, avec une zone de consommation importante, l'Île-de-France, et une région de production céréalière de premier plan. Vient ensuite le bassin Rhône-Saône qui représente 1,28 M t-km et le Rhin 1,1 M t-km.

Le rôle du transport par voie fluviale est beaucoup plus limité que dans les pays voisins dotés d'un réseau fluvial similaire comme l'Allemagne (64 M t-km), la Belgique (8,75 M t-km) et les Pays-Bas (45 M t-km).

Entre 2000 et 2010, le trafic fluvial a néanmoins progressé de 10 % en t-km.

Le trafic fluvial français est fortement handicapé par l'absence d'interconnexions entre ses bassins fluviaux. L'abandon de la modernisation de la liaison Rhin-Danube a privé le bassin Rhône-Saône d'une partie de sa justification.

Le principal développement du réseau planifié est la construction d'une liaison à grand gabarit entre le bassin de la Seine et la Belgique, le canal Seine-Nord Europe, dont les travaux doivent démarrer en 2013. La présence d'un réseau de grande longueur en partie délaissé par le trafic de marchandises et traversant des régions rurales a favorisé en France l'essor de la plaisance fluviale. Ces dernières années plusieurs expériences de dessertes fluviales régulières au sein d'agglomérations comme Paris ont été lancées. 

Les types de bateaux :

Péniche

Une péniche est un bateau adapté à la navigation sur les fleuves et canaux pour le transport de marchandises, généralement sèches, stockées dans une cale non spécialisée, accessible par des panneaux amovibles (les panneaux d'écoutille). À l'origine construite en bois et halée ou tractionnée, elle a évolué vers la construction métallique et la motorisation embarquée. L'appellation "péniche" est impropre pour désigner ces bateaux. Le mot viendrait de "pinasse" (bateau fabriqué en pin) qui aurait transité par l'Angleterre en devenant alors "pinace" dont la prononciation aurait donné "péniche". Le conditionnel est de rigueur.

Les gabarits Becquey et Freycinet

Divers gabarits ont été expérimentés en fonction des écluses équipant les canaux construits jusqu'à la fin du XIXe siècle. Les plus standardisés étaient alors le gabarit "Becquey" (1822. Écluses de 30,40 x 5,20 m, mouillage 1,60 m, hauteur libre 3 m), supplanté en 1879 par le gabarit Freycinet déterminé par les dimensions de la péniche dite "flamande" ou "spits" : écluses de 39,50 x 5,20 m, mouillage 2,20 m, hauteur libre 3,70 m adoptées et imposées par la réforme Freycinet de 1879.

La péniche traditionnelle la plus courante, en bois et dite ainsi gabarit Freycinet, mesure 38,50 m de long sur 5,05 m de large. Selon son origine et sa morphologie, elle peut être une "bélandre", un "alsacien", un "spits", une "flamande"...

Péniche, un terme galvaudé
Pour les puristes, seuls méritent le nom de "péniche" les premiers bateaux en bois. On remarquera d'ailleurs que le mot "péniche" n'est pas employé par les mariniers qui parlent de "bateau", "trente-huit mètres" , "automoteur", "chargé" ou "vide". Autrefois, du temps où tous les bateaux n'étaient pas motorisés, on distinguait les "tractionnés" ou "tractions", qui étaient encore halés, et les "moteurs".

Le type "Freycinet" 

Selon l'enfoncement possible dans l'eau (canal ou fleuve), une péniche "Freycinet" peut porter de 250 à 350 t de fret (elle-même pèse aux alentours de 50 t). Compte tenu de la longueur des voyages et de l'habitabilité du bateau, l'équipage vit en général à bord, souvent en famille dans le logement du batelier.

Les chalands automoteurs en fer
Les dernières péniches en bois ont disparu après la Seconde Guerre mondiale, remplacées par des chalands automoteurs en fer, de mêmes dimensions, eux aussi appelés parfois "péniches", mais de manière abusive. La motorisation a d'abord été peu puissante. Les premiers moteurs (souvent de marque Bolinder, monocylindres, puis plus tard Baudouin) ne développaient que 70 à 90 ch. Les plus récents bateaux sont équipés de moteur développant une puissance de 200 à 450 ch, leur permettant de pousser une barge devant eux. À l'enfoncement maximum du gabarit actuel, un ensemble péniche automotrice + barge peut alors emporter près de 700 t.

Les péniches à grand gabarit

Les grandes péniches naviguant sur le Rhin et les canaux à grand gabarit mesurent actuellement entre 60 et 135 m de long pour une largeur de 8 à 15 m et un enfoncement de 3,50 m. Pourvues d'un moteur d'environ 1 000 ch, elles peuvent emporter 2500 t de fret. Munies de radars et d'équipements de navigation de nuit, elles peuvent évoluer sans arrêt, en fonction de leur équipage, et couvrir ainsi des distances importantes dans des délais relativement faibles. Le rapport carburant/fret/distance est alors imbattable. Le terme "automoteur de rivière" est cependant plus indiqué pour désigner ce type de bateau.

Source : VNF - Wikipédia – Reproduction d’extraits du texte original. Licence Créative Commons paternité partage à l’identique.

Liens externes :
Wikipédia
Wikipédia

Photo : taken by Remi Jouan